LA CHANCE OUI !
17122007La chance oui, on peut la cultiver !
Dans la vie, il y a ceux à qui tout sourit et d’autres qui semblent nés sous une mauvaise étoile. Du moins, c’est ce que l’on croit, car la chance ne serait pas un don du ciel mais une faculté qui se travaille. Pour la mettre de son côté, il faut la provoquer ! Selon le romancier Eugène Labiche :
Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout, les malchanceux sont ceux à qui tout arrive.
Le monde serait-il ainsi divisé en deux clans ? « Non », répond Richard Wiseman, directeur de à l’université de Hertfordshire, en Grande-Bretagne et auteur d’une étude sur le sujet.
Avoir de la chance ne provient ni d’un talent magique ni d’un don divin, mais d’un état d’esprit.
La poisse, ça n’existe pas ! Ce sont nos réflexions, nos sentiments et nos actes qui forgent une partie de notre chance … ou malchance. Ainsi, la scoumoune, ça n’existe pas ! Notre bonne ou mauvaise étoile viendrait de notre manière de voir les choses. Car même si l’on se considère malchanceux, il ne nous arrive certainement pas plus de tuiles qu’à un autre. Seulement, on se focalise sur les menus désagréments qui émaillent notre quotidien: le bus qui nous passe devant le nez, la machine à café en panne, le ticket de loto perdant… En dressant sans cesse la liste des coups du sort, on finit par ne plus voir ce qui nous arrive de bon. A contrario, « la personne chanceuse est d’un naturel optimiste, ne s’embarrasse pas de ces détails négatifs et se concentre plus volontiers sur ses succès », explique le Dr Wiseman.
Mais, pour avoir de la chance, encore faut-il y croire. « Celle-ci dépend de notre sécurité intérieure » déclare Arlette Garih, psychanalyste à l’hôpital Cochin-Port Royal, à Paris. Celui qui est sûr de lui se dit: « J’ai la baraka, je fonce ! » Et le Dr Wiseman d’ajouter: « Les chanceux pensent toujours que ça va marcher pour eux et que leur bonne fortune va se poursuivre » Fortes de cette certitude, les personnes qui croient en leur bonne étoile vont de l’avant et n’économisent pas leurs efforts pour parvenir aux buts qu’elles se sont fixés : elles multiplient les démarches, sont sans cesse à l’affût de la moindre occasion, en parlent autour d’elles .
Elle aime mieux les audacieux
Un comportement qui permet de se créer des opportunités en se moquant des risques encourus.
Pour avoir de la chance, il ne faut pas hésiter à se confronter à un éventuel échec
Il faut se dire: « J’essaye et tant mieux si ça marche » C’est un comportement que nous pouvons remarquer au moment des soldes: une personne qui n’a généralement pas de chance, se dit: « Moi, je fais du 38, il est évident que je ne trouverai rien »
Tandis qu’une autre aura repéré la veille ce qui lui plaît, et se rendra dès le premier jour et à la première heure à la boutique. Une attitude qui lui assure d’avoir la chance de trouver ce qu’elle recherche, et tant pis si elle ne trouve rien. » Bref, selon la formule consacrée, la chance sourit bel et bien aux audacieux. Mais d’où vient le fait que certains croient en leur bonne fortune et d’autres non ? Pour les psychologues, cette tendance est directement issue de notre enfance. Si chaque fois que l’enfant connaît une déveine, ses parents lui disent : « Tu n’as vraiment pas de chance », cela va finir par lui entrer dans le crâne et il va l’intégrer comme tel. De même qu’un enfant que l’on ne félicite jamais pour ses succès mais à qui l’on pointe les difficultés qu’il a rencontrées pour y arriver, se croira né sous une mauvaise étoile. Arrivé à l’âge adulte, il se conforte dans l’idée qu’il n’a vraiment pas de chance.
Cependant, il est possible de changer cet état d’esprit et d’apprendre à devenir audacieux.
Nous sommes tous chanceux en fin de compte !
Pour conclure sur une note positive, nous dirons que nous sommes tous chanceux si nous : sommes en vie et en bonne santé ; avons un travail (un revenu) ; avons un toit ; mangeons tous les jours à notre faim ; avons accès à l’information ; avons des amis sincères ; avons une femme (/un mari) et des enfants qui nous aiment ; jouissons de quelques biens matériels ; sommes « bien dans sa peau bien dans sa tête » ; avons des projets, des buts, des ambitions ; avons l’espoir ; avons la capacité de changer (d’évoluer) ; . Nous sommes tous chanceux si nous avons la capacité de croire en son bonheur !
Naturellement, la vie et les contretemps peuvent remettre soudainement en question certains acquis. Mais comme le dit l’adage : « après la pluie vient le beau temps » … sauf pour celui qui est convaincu avoir « la poisse » ! Car pour celui-là, jamais il ne verra l’éclaircie dans la grisaille. Au contraire ! Ce dernier s’éternisera sur l’épaisseur du nuage !
Par contre, celui qui est convaincu que la chance se provoque verra dans chaque grisaille (chaque moment de doute et de nostalgie), ce petit coin de ciel bleu, prémices de succès futurs ! Les plus audacieux, eux, n’auront même jamais vu ni entendu parler de « grisaille ».
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